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MAJ 02/06/2008 - 15:48
La première action est la mise en place d’une formation d’une semaine en 2008. Celle-ci est en cours de mise en place : ENVOL 2008
Ces constats sont les mêmes dans tous les départements scientifiques du CNRS et en particulier dans les départements MPPU et ST2I ainsi que à l’INRIA. Les développeurs sont nombreux dans les laboratoires mais par manque de méthode et de formation appropriée et actualisée, cette situation est très pénalisante en cas de volonté de diffusion du logiciel et engendre un manque de valorisation et peu de pérennité. Excepté pour le groupe CALCUL, la communauté des développeurs dans la recherche n’est pas organisée comme certains métiers le sont.
Les enjeux sont aussi d’assurer l’évolution et la capitalisation du développement logiciel au sein des laboratoires, point vraiment délicat, et donner des solutions pour les développeurs d’outils dans des laboratoires en collaboration avec des industriels pour de potentielles versions de type logiciel libre des méthodes numériques/code développés. Cela demande de savoir comment mettre en place de bonnes pratiques dans ces laboratoires tout en maintenant des possibilités de financement de la recherche par contrats/projets avec des industriels.
Cette action nationale de formation, interdisciplinaire, présentera des méthodes, outils, modèles de valorisation, et des retours d’expérience pour développer et diffuser du code.
Une attention particulière sera apportée aux modèles de développement et de diffusions de logiciels libres, en liaison avec le projet PLUME, qui en assure la promotion dans la communauté Enseignement Supérieur et Recherche.
Certains participants au comité scientifique sont membres de Mathrice ou du groupe CALCUL, communautés qui ont particulièrement identifié ce besoin d’école. Leur participation permet d’articuler cette action avec leur organisation et leur expérience de structuration peut servir d’exemple de structuration à mettre en place, voire de noyau de départ.
L’objectif est de donner la possibilité de découvrir et d’approfondir les concepts de développements collaboratifs et de valorisation des logiciels, ainsi que les outils pratiques associés, d’élargir les champs de compétences, ceci grâce aux intervenants issus de mondes différents : enseignants-chercheurs, ingénieurs, Sociétés de Service en Logiciels Libres, industriels ; permettant ainsi de pressentir l’intérêt de la mise en oeuvre de la valorisation de l’innovation scientifique et technique à partir d’approches variées, et notamment selon le modèle logiciel libre.
Elle sera aussi un lieu de rencontre et d’échanges pour les personnes qui développent dans les laboratoires et qui sont souvent isolées dans cette activité. Elle peut être un premier pas pour l’animation de la communauté de ces développeurs et ainsi faire émerger une organisation de cette communauté, organisation qui fait cruellement défaut.
Les axes du programme sont :
Prioritairement, le public concerné par cette école correspond à la population des responsables de développement ou développeurs dans des laboratoires de recherche : chercheurs, ingénieurs, qui travaillent sur des développements pour des codes de recherche, des projets ou des outils génériques systèmes et réseau avec une finalité de valorisation et/ou de diffusion libre de code réutilisable.
Secondairement il s’agit des personnes ayant des fonctions analogues dans les autres EPST, Universités et Écoles d’ingénieurs ainsi que des chercheurs dans les domaines couverts par cette école.
Le public, à qui s’adresse cette école, n’a pas toujours la possibilité de se former à ces nouvelles technologies de développements logiciels, ce sujet n’étant pas forcément jusqu’à présent considéré à sa juste importance. Sont visées en priorités les personnes des départements MPPU et ST2I du CNRS ainsi que de l’INRIA qui est associé à l’organisation de cette école.
Pour que le public concerné puisse tirer le meilleur avantage de l’école proposée, les pré-requis demandés sont une expérience en développement et la connaissance générale des étapes de développement et du cycle de vie d’un logiciel.
La formation est soutenue par les départements MPPU et ST2I du CNRS.
COMITE SCIENTIFIQUE
COMITE DE PROGRAMME
L’organisation est prise en charge par la Délégation régionale du CNRS de Lyon (DR7).
Le nombre prévisionnel des participants est 85.
La durée est de 5 jours en résidentiel (Annecy), du 19 au 24 octobre 2008 à confirmer.
La principale conséquence attendue à travers ce transfert de méthodes et techniques de valorisation des logiciels est de permettre aux chercheurs et ingénieurs des laboratoires de recherche d’avoir les outils et les connaissances nécessaires leur permettant d’aborder la question de la valorisation de leurs logiciels afin de favoriser les collaborations scientifiques, de pérenniser leurs développements et de capitaliser le savoir scientifique et technique acquis.
Une autre retombée attendue est la prise de conscience collective de l’importance de cette question et la diffusion de bonnes méthodologies de travail pour pouvoir y répondre.
La troisième est la création d’une véritable communauté transversale des développeurs dans les laboratoires de recherche.
Si à moyen terme une communauté « développement logiciel » se forme suite à cette formation et si le nombre de développements logiciels diffusés en libre avec la qualité nécessaire par les laboratoires augmente, cette action aura été un succès.