Fiche logiciel validé
  • Création ou MAJ importante : 01/09/08
  • Correction mineure : 01/09/08
Auteur :
  • Hervé Parmentier - Environnement Ville Société (ENS-LSH, Universités de Lyon, CNRS)
Relecteur(s) :
Responsable thématique :
  • Maud Ingarao (Unité Numérique - Direction de la Recherche - ENS LSH)
Mots-clés

Quantum GIS (QGIS) : SIG (Système d'Information Géographique)

Description
Fonctionnalités générales : 

A l’origine Quantum GIS était destiné à n’être qu’un outil de visualisation des données de GRASS (Geographic Resources Analysis Support System) http://grass.itc.it/index.php. Aujourd’hui, ce SIG (Système d’Information Géographique) généraliste est capable de lire et de modifier des données géographiques, de faire des analyses thématiques simples et les mettre en page avec Map composer (logiciel de mise en page intégré).

Moins axé sur l’analyse que son grand frère GRASS, le nombre de ses fonctionnalités en font un bon outil SIG bureautique proche de la plupart des standards payants et d’autant plus intéressant qu’il est multiplateformes, compatible en lecture et en écriture avec de nombreux formats “classiques” de données géographiques. Il est aussi possible de se connecter à des serveurs de données type WMS ou WFS.

Autres fonctionnalités: 

Possibilités d’import/export très larges :

  • Données vectorielles (Shapefile, ArcInfo, Mapinfo, GRASS GIS, etc).
  • Données raster (GRASS GIS, GeoTIFF, TIFF, JPG, etc.).

Nombreux modules d’extensions (plugins) et raccourcis rapides vers les différents plugins. Depuis la dernière version (0.9), Qgis possède un vrai moteur de scripts basé sur Python. Ceci permet tout à la fois de créer des modules plus simplement qu’en C++, mais aussi de construire de véritables applications (comme on pouvait le faire en C++) en quelques minutes. Quantum GIS dispose - par défaut - d’une grosse dizaine de ces modules, dont :

  • Un module de lecture/écriture de données GPS, basé sur le programme gpsbabel.
  • Un module de géoréférencement, qui permet de « caler » une image (vue aérienne, typiquement) dans un référentiel terrestre.
    Cette possibilité passe par PyQt, le pont entre Python et la bibliothèque graphique Qt4.

Propriétés d’affichage de pages cartographiques : avec GRASS, en plus de la visualisation ‘à la volée’ de couches disposant de projections différentes, possibilité de superposer plusieurs couches en laissant une légère transparence à celles du dessus.

Module de digitalisation : outil de numérisation dessin (points, lignes et les polygones), malheureusement sans possibilité d’accrocher sur les couches les formes vectorielles déjà existantes.

Projection à la volée de données géographiques et géoréférencement de couches raster.

Import de fichiers ASCII depuis un GPS.

Support de couches PostGIS/PostgreSQL en lecture/ecriture.

Création de fichier pour l’export vers Mapserver.

Quantum GIS intègre un logiciel de mise en page très performant, Map Composer, qui offre la possibilité d’exporter les mises en page en format SVG.

Cette nouvelle version de QGIS permet d’interfacer GRASS et notamment d’accéder à différents modules intéressants de GRASS :

  • import/export (notamment formats des couches rasters et vecteurs gérées par les librairies GDAL et OGR),
  • conversion de vecteurs vers rasters,
  • interpolation,
  • calcul sur les rasters,
  • géomorphologie,
  • de gestion des paramètres couleur des rasters,
  • de conversion de rasters vers des vecteurs,
Interopérabilité: 

Quantum GIS permet de travailler avec les deux types de données :

  • Vecteur : les fichiers ESRI (.shp), couvertures Arc INFO, MapInfo (.tab)(.mif/mid), PostGIS.
  • Raster : les formats images tiff et géotiff (.tif), les grids d’Arc INFO (.asc).

QGIS se base sur les librairies OGR pour les vecteurs et GDAL pour les rasters et propose des champs d’interopérabilité larges.
Formats raster pris en charge par GDAL : http://www.remotesensing.org/gdal/formats_list.htm...

Il est compatible avec la plupart des standards Open Geospatial Consortium (OGC), organisation internationale à but non lucratif, dédiée au développement des systèmes ouverts en géomatique. Dans le cadre de son appartenance OGC, il utilise le format GML (Graphic Markup Langage), un langage dérivé d’XML, pour modéliser, transporter, et stocker des données géographiques au format XML.

QGIS peut travailler en lecture/écriture avec les bases de données PostgreSQL en utilisant PostGIS.
Ce support de couches PostGIS/PostgreSQL permet la création de fichiers d’export vers Mapserver 5 ( http://mapserver.gis.umn.edu/ ).

Contexte d'utilisation: 

Actuellement, son utilisation est limitée à diverses opérations d’import export de données.

Limitations, difficultés, fonctionnalités importantes non couvertes: 

Qgis est peu développé sur sa partie gestion de base de données ou encore analyse spatiale, et possède peu de possibilités de sélection et d’interrogation en requêtes. Toutefois Qgis propose une connexion avec le SGBD PostGIS qui se chargera lui-même de faire les requêtes ( http://www.postgis.fr/ ).

Type topologique : QGIS ne gère pas la topologie, notamment dans les métadonnées.

QGIS 0.9.1 ne supporte pas l’ECW par défaut.

Un débutant découvrant les SIG pourra consulter les bases de données, réaliser des cartes simples, tandis qu’un utilisateur averti aura la possibilité, en combinant Qgis et GRASS, d’importer, modifier, traiter et mettre en forme des données cartographiques.

Environnement du logiciel
Distributions dans lesquelles ce logiciel est intégré: 

Disponible dans la distribution linux ArcheOS, basée sur Kubuntu 7 : http://www.arc-team.com/archeos/wiki/doku.php?id=h...

Plates-formes : 

Toutes plates-formes, mais ne peut pas être utilisé avec GRASS sous Windows (certains utilisateurs semblent utiliser Cygwin http://www.cygwin.com/ pour contourner cette limitation).

Captures d’écran sur différentes plates-formes : http://qgis.org/index.php?option=com_content&task=...

Logiciels connexes: 

GRASS : http://grass.itc.it/ QGIS a la particularité de poursuivre le développement de GRASS ce qui le rend compatible avec cette plateforme d’exploitation

OGR2Layers est un plugin pour QGIS développé en Python par Nicolas Bozon, René-Luc D’Hont et Michael Douchin. Celui-ci permet d’exporter les couches vecteurs contenues dans un projet QGIS en kml et crée une “carte OpenLayers”. Il se base sur la bibliothèque OGR. Ce plugin est particulièrement intéressant pour les personnes souhaitant facilement et rapidement créer une carte “interactive” publiée sur le web.
Site officiel : OGR2Layers : http://ogr2layers.org/
Source complémentaire : ReLucBlog http://3liz.com/blog/rldhont/index.php/2008/05/23/...

Autres logiciels aux fonctionnalités équivalentes: 
Environnement de développement
Type de structure associée au développement: 

La Fondation Geospatiale Open Source (OSGeo), association à but non lucratif basée aux Etats-Unis qui soutient l’utilisation et le développement collaboratif de projets logiciels menés par la communauté géospatiale open source, initiée entre autres par Autodesk.

Eléments de pérennité: 
  • Evolution très rapide : version 0.9 en janvier 2008, 0.10 en mai et 0.11 en août.
  • Forums des développeurs très actifs.
  • Plusieurs blogs de développeurs.
Références d'utilisateurs institutionnels: 
  • UMR 7041 ArScAn.
  • Université de La Rochelle UMR LiENS.
Environnement utilisateur

Commentaires

Drenière mise à jour V0.11

Je signale une mise à jour récente bien documentée à cet URL :
http://www.portailsig.org/actualites/actu-sig-open...

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http://www.projet-plume.org/mots-cl-s-associ-s/sig