Quantum GIS (QGIS)

Fiche logiciel validé
  • Création ou MAJ importante : 31/07/13
  • Correction mineure : 31/10/13
  • Rédacteur de la fiche : Hervé Parmentier - Environnement Ville Société (ENS Lyon, Universités de Lyon, CNRS)
  • Relecteur(s) : Laurent Costa (Archéologies et Sciences de l'Antiquité)
    Frédéric Rousseaux (LIENS Université de la Rochelle)
  • Responsable thématique : Maud Ingarao (Institut d'Histoire de la Pensée Classique - ENS Lyon)
Mots-clés

Quantum GIS (QGIS) : SIG bureautique libre

Description
Fonctionnalités générales

A l’origine Quantum GIS était destiné à n’être qu’un outil de visualisation des données de GRASS (Geographic Resources Analysis Support System). Aujourd’hui, ce SIG (Système d'Information Géographique) généraliste est capable de lire et de modifier des données géographiques, de faire des analyses thématiques simples et les mettre en page avec Map composer (logiciel de mise en page intégré).

Moins axé sur l'analyse que son grand frère GRASS, le nombre de ses fonctionnalités en font un bon outil de SIG bureautique, proche de la plupart des standards payants et d'autant plus intéressant qu'il est multi-plateformes, compatible en lecture et en écriture avec de nombreux formats "classiques" de données géographiques. Il est aussi possible de se connecter à des serveurs de données type WMS ou WFS.

Autres fonctionnalités
  • Possibilités d'import/export très larges :
    • Données vectorielles (Shapefile, ArcInfo, Mapinfo, GRASS GIS, etc).
    • Données raster (GRASS GIS, GeoTIFF, TIFF, JPG, etc.).
  • Nombreux modules d'extensions (plugins) et raccourcis rapides vers les différents plugins. Depuis la dernière version (0.9), QGIS possède un vrai moteur de scripts basé sur python. Ceci permet tout à la fois de créer des modules plus simplement qu'en C++, mais aussi de construire de véritables applications (comme on pouvait le faire en C++) en quelques minutes. Quantum GIS dispose par défaut d'une grosse dizaine de ces modules, dont :
    • Un module de lecture/écriture de données GPS, basé sur le programme gpsbabel.
    • Un module de géoréférencement, qui permet de « caler » une image (vue aérienne, typiquement) dans un référentiel terrestre.
    • Cette possibilité passe par PyQt, le pont entre python et la bibliothèque graphique Qt4.

  • Propriétés d'affichage de pages cartographiques : avec GRASS, en plus de la visualisation 'à la volée' de couches disposant de projections différentes, possibilité de superposer plusieurs couches en laissant une légère transparence à celles du dessus.

  • Module de digitalisation : outil de numérisation dessin (points, lignes et les polygones), malheureusement sans possibilité d'accrocher sur les couches les formes vectorielles déjà existantes.

  • Projection à la volée de données géographiques et géoréférencement de couches raster.

  • Import de fichiers ASCII depuis un GPS.

  • Support de couches PostGIS/PostgreSQL en lecture/écriture.

  • Création de fichier pour l'export vers Mapserver.

  • Quantum GIS intègre un logiciel de mise en page très performant, Map Composer, qui offre la possibilité d'exporter les mises en page en format SVG.

  • QGIS permet d'interfacer GRASS et notamment d'accéder à différents modules intéressants de GRASS :

    • import/export (notamment formats des couches rasters et vecteurs gérées par les librairies GDAL et OGR),
    • conversion de vecteurs vers rasters,
    • interpolation,
    • calcul sur les rasters,
    • géomorphologie,
    • de gestion des paramètres couleur des rasters,
    • de conversion de rasters vers des vecteurs.

Ajouts de la version 1.8 "Lisboa"

Lisboa introduit beaucoup de nouvelles fonctionnalités, d'améliorations et de corrections de bug.

  • Explorateur QGIS : application indépendante et panneau intégré dans QGIS.
  • DB Manager : le gestionnaire de base de données est intégré dans QGIS. Les couches peuvent être vues depuis l'explorateur dans le gestionnaire pour importer vos données dans votre base spatialisée.
  • Nouvelle symbologie : motif en points et motif en lignes.
  • Extension d'Analyse de Terrain : permettant de créer des cartes colorées.
  • Ellipse : un nouveau type de symbole permet d'afficher des formes en ellipse.
  • Support de l'inclusion de projets dans d'autres projets : inclut le contenu d'autres fichiers de projet *.qgs.
  • Grouper des couches : option permettant d'ajouter des couches à un groupe actif.
  • Journal des messages : pour garder un œil sur les messages qu'émet QGIS.
  • Outil Action : bouton dans la barre d'outil qui permet de cliquer sur une entité et d'en exécuter l'action.
  • Nouveau sélectionneur d'échelle : sélectionnez depuis une liste d'échelles prédéfinies.
  • Déplacement sur la sélection : déplace la carte sur la sélection sans changer de niveau de zoom.

Ajouts de la version 2.1 "DUFOUR"

  • Des améliorations de l’interface graphique et de l’ergonomie (Onglets latéraux , les groupes collapsables)
  • Un nouveau moteur de géotraitements (processing) avec plus de 200 algorithmes d’analyse spatiale (projet SEXTANTE intégré dans la totalité avec des mises à jour)
  • Le support natif d’Oracle Spatial et de SQL Server (QGIS 2.0 prend désormais en charge Oracle Spatial .
     le fournisseur de services de couverture Web a ajouté un support natif pour les couches de services de couverture Web - le processus d'ajout de WCS est similaire à l'ajout d'une couche WMS ou WFS couche ; 'Extension Openlayers plugin permettant d’afficher des fonds google et openStreetMap....)
  • De nombreuses améliorations dans le support des rasters (Raster Data Provider révision : capacité de « Layer...enregistrer sous pour sauvegarder n'importe quel calque comme un nouveau calque . Dans ce processus,il vedient possible de couper , ré-échantillonner et reprojecter la couche dans un nouveau système de référence de coordonnées. Egalement un rendu raster beaucoup plus fin, granularité sur le comportement de rendu des trames)
  • Amélioration des services cartographiques (WMTS ( service de tuile de cartographie Web ) utilisable, y compris la sélection des sous- ensembles, comme les tranches de temps; possibilité de sélectionner le format de la suite d'outils pour identifier les couches WMS si plusieurs formats connus sont pris en charge par le serveur.)
  • Une fonctionnalité d’export automatique de séries de cartes (Atlas)
  • De nouvelles possibilités de symbologie avancée (possibilité de contrôler le type de symbole , la taille , la couleur , la rotation et de nombreuses autres propriétés à travers des attributs d'entités ; structure arborescente de la couche de symbole ;l transparence dans les définitions couleurs ; Copier le style : facile à copier symbologie d'une couche à une autre couche et enregistrer styles dans votre base de données ; supports de rampe couleur nouveaux ; support multipage : Une fenêtre de composition unique peut maintenant contenir plus d'une page ; couche de mélange : mélange des couches permet de combiner des couches façons nouvelles ;
  • Un composeur plus riche (guides magnétiques, HTML intégré, multipage); étiquettes HTML Prise en charge complète des feuilles de styles CSS , HTML et javascript ;
  • La composition sur les couches, permettant des effets visuels avancés (possibilité de placer des éléments HTML sur votre carte ;
  • Un nouveau moteur de gestion des étiquettes (labels ; Presque chaque propriété peut être définie avec une valeur d' expression ou d'un champ en vous donnant plus de contrôle sur le résultat de l'étiquette ;
  • Nouvelle console python : plus de fonctions d'expression (API Python simple...; compatibilité du code avec les versions 1.x de version) ;
Interopérabilité

Quantum GIS permet de travailler avec les deux types de données :

  • Vecteur (d'une trentaine de formats ) : les fichiers ESRI Shapefile, couvertures Arc INFO, FMEObjects Gateway, Mapinfo File (.tab)(.mif/mid), Oracle Spatial, PostgreSQL, PostGIS, SQLite, WFS, ...
  • Raster (d'une cinquantaine de formats) : les formats images Arc/Info ASCII Grid, ECW, TIFF, GeoTIFF, OGC WCS et WMS, USGS SDTS DEM, ...

QGIS se base sur les librairies OGR pour les vecteurs et GDAL pour les rasters et propose des champs d’interopérabilité larges (formats raster pris en charge par GDAL).

Il est compatible avec la plupart des standards Open Geospatial Consortium (OGC), organisation internationale à but non lucratif, dédiée au développement des systèmes ouverts en géomatique. Dans le cadre de son appartenance OGC, il utilise le format GML (Graphic Markup Langage), un langage dérivé d’XML, pour modéliser, transporter et stocker des données géographiques au format XML.

QGIS peut travailler en lecture/écriture avec les bases de données PostgreSQL en utilisant PostGIS. Ce support de couches PostGIS/PostgreSQL permet la création de fichiers d’export vers Mapserver.

Standard web GIS utilisés : WFS, WMS, WCS

Contexte d'utilisation dans mon laboratoire/service

Utilisation avancée des fonctions geoprocessing, cartographie, projection, import de bases postGis.

Limitations, difficultés, fonctionnalités importantes non couvertes
  • Type topologique : QGIS ne gère pas la topologie, notamment dans les métadonnées. En double-cliquant sur une couche, il y avait un onglet "Métadonnées" contenant le strict minimum des informations. Sinon est mentionné sur les forums l'existence d'un script metadata.

  • QGIS 0.9.1 peut supporter l'ECW mais pas par défaut : la compilation avec Cmake à partir du répertoire extrait, après installation de Flex, Bison, Expat, Grass, Postgres, Qt4, libgsl0 et quelques autres paquetages permet de le faire. Voir plus de détail ici.

Environnement du logiciel
Distributions dans lesquelles ce logiciel est intégré

Disponible dans la distribution Linux ArcheOS, basée sur Kubuntu 7 : http://www.archeos.eu/wiki/doku.php

Plates-formes

Toutes plates-formes, mais ne peut pas être utilisé avec GRASS sous Windows (certains utilisateurs utilisent Cygwin pour contourner cette limitation, ou une utilisation d'OS en "switch").

Logiciels connexes

GRASS : QGIS a la particularité de poursuivre le développement de GRASS ce qui le rend compatible avec cette plateforme.
OGR2Layers est un plugin pour QGIS développé en python. Celui-ci permet d'exporter les couches vecteurs contenues dans un projet QGIS en kml et crée une "carte OpenLayers" (OpenLayers). Il se base sur la bibliothèque OGR. Ce plugin est particulièrement intéressant pour les personnes souhaitant facilement et rapidement créer une carte "interactive" publiée sur le web.
Source complémentaire : ReLucBlog

Autres logiciels aux fonctionnalités équivalentes
Environnement de développement
Type de structure associée au développement

La Fondation Geospatiale Open Source (OSGeo), association à but non lucratif basée aux Etats-Unis qui soutient l'utilisation et le développement collaboratif de projets logiciels menés par la communauté géospatiale open source, initiée entre autres par Autodesk.
http://www.qgis.org/en/site/about/index.html

Eléments de pérennité
Références d'utilisateurs institutionnels
  • UMR 7041 ArScAn
  • Université de La Rochelle UMR LiENS
  • Université de l'île de la Réunion
  • Université de St Étienne, laboratoire Isthme, UMR 5600 EVS
Environnement utilisateur
Liste de diffusion ou de discussion, support et forums
Documentation utilisateur
Divers (astuces, actualités, sécurité)
Contributions