Inkscape

Fiche logiciel validé
  • Création ou MAJ importante : 27/09/13
  • Correction mineure : 27/09/13
  • Rédacteur de la fiche : Hervé Parmentier - Environnement Ville Société (ENS Lyon, Universités de Lyon, CNRS)
  • Relecteur(s) : Maxence Guesdon (SED INRIA Saclay-Ile-de-France)
    Jean-Michel Dumont (LaMCoS)
  • Contributions importantes : Guillaume Paumier est le contributeur à l'origine de la version 0.46 de cette fiche lorsqu'il était membre du LAAS.
  • Responsable thématique : Anne Durand (CLEO)
Mots-clés

Inkscape : graphisme vectoriel, DAO (Dessin Assisté par Ordinateur)

Description
Fonctionnalités générales

Logiciel libre de graphisme vectoriel parfois présenté comme une alternative libre à Adobe Illustrator, Freehand, ou CorelDraw. Il utilise le format SVG (Scalable Vector Graphics), standard du W3C (World Wide Web Consortium's ) et reposant sur du XML (« langage de balisage extensible ») qui est un langage informatique de balisage générique.

Autres fonctionnalités
  • Fichiers : import (une dizaine de fichiers vectoriels, mais également pixmaps), export (PNG, une dizaine de fichiers vectoriels, mais également bitmap, format AutoCAD, PostScript), impression, nettoyage
  • Bases de l'édition : manipulation, sélection, ordonnancement, dialogue des calques
  • Positionnement et transformation, en particulier adhérence, alignement et distribution des objets
  • Formes géométriques principales
  • Texte : outils usuels, création, sélection, édition, texte sur un chemin et texte dans une forme
  • Chemins : courbes de Bézier, outil Calligraphie, chemins à partir d'autres objets, effets de chemin en temps réel (ECTR)
  • SVG et Internet : affichage simple, ajout de liens, utilisation des feuilles de style, animation simple
  • Fonctionnalités complémentaires
    • Outil Ajustement : ajustement de chemins et de couleurs
    • Attributs de remplissage et de couleurs en aplat
    • Découpe et masque
    • Éditeur XML
    • Utilisation en ligne de commande
    • Effets de filtres : basique, ombre portée, primitives de filtres de couleur, de composition, de remplissage, d'éclairage, de manipulation de pixels
    • Pavage : symétrie, translation, dimensions, rotation, flou & opacité
    • Vectorisation d'images bitmap
    • Connecteurs : création, modification, routage de connecteurs
    • Nombreux effets de couleur, de chemin, de rendu, de texte...

Version 0.48.2 :

  • Édition de document au format PDF.
  • Inclusions des boîtes de dialogues dans l'interface.
  • Les dégradés sont éditables directement sur le canevas.
  • Un nouvel outil Seau pour remplir les espaces avec une couleur.
  • Un nouvel outil boîte 3D qui est une grande aide à la création de dessin en perspective isométrique et 3D.
  • Un nouvel outil Torsion pour fournir une nouvelle méthode intuitive pour éditer et peindre les chemins.
  • Un nouveau Live Path Effects pour créer des brosses et réaliser des effets organiques aux chemins de façon simplifié.
  • Le support d'un profil ICC pour travailler sur des images autres qu'en RVB tout au long du processus de travail.
  • La plupart des filtres SVG sont implémentés, et une nouvelle interface a été réalisée pour les éditer.
Interopérabilité

Format de fichier basé sur XML, conforme avec les standards XML, SVG et CSS du W3C.

Contexte d'utilisation dans mon laboratoire/service
  • Au LAAS, Inkscape est essentiellement utilisé pour réaliser des graphiques pour les présentations, posters, affiches, publications.
  • Les chercheurs du LaMCoS utilisent principalement ce logiciel pour permettre l'intégration d'images (résultats de calculs, d'expérimentation, ...) dans les documents LaTex pour la rédaction de publications, rapports de thèse, ...
  • Au laboratoire Biogéophile, Inskape est utilisé principalement pour de la cartographie d'édition, des posters et des affiches.
  • AU CPPM : utilisation pour le "petit dessin", figures et schémas intégrables dans d'autres documents.
Limitations, difficultés, fonctionnalités importantes non couvertes
  • La fonction de vectorisation de bitmap est utile mais peut donner des résultats inattendus.
  • L'exportation (save-as, v0.48) sous PostScript (avec fontes PS) contient des instabilités concernant le placement correct des polices et du calcul de la BoundingBox. L'option PostScript/fontes Pango semble mieux fonctionner.
  • Pas de format EPSI ("preview" en pixmap intégré au fichiers PS, utile pour certains programmes DTP) pour export. Mais format de sortie compatible avec "ps2epsi".
  • Les valeurs des composantes numériques d'un objet graphique peuvent fluctuer de façon arbitraire, au gré des manipulations ou transformations appliquées à cet objet, alors même que celles-ci sont supposées ne pas modifier ces valeurs .
  • Les calculs de coordonnées résultant d'une transformation peuvent être imprécis, même lorsqu'ils visent un résultat à valeur entière (e.g. point à coordonnées non entières ramené par alignement à l'origine, mais dont les coordonnées deviennent très proches de zéro au lieu de s'annuler).
  • La taille d'un fichier sauvegardé même en SVG dit "pur" est légèrement supérieure à celle de sa partie réellement utile, en particulier à cause de l'ajout de quelques métadonnées. Les navigateurs actuels ont bien progressé dans leur capacité à relire un fichier SVG généré avec Inkscape.
  • Inkscape contient de nombreux jeux de symboles ("bibliothèques") pour divers thèmes (UML, circuit électronique, réseau [standard Cisco], diagramme de flux de programme, ...).
  • Création de sa propre bibliothèque de symboles : http://mygeomatic.free.fr/blog/dotclear/index.php?....
  • Sous MacOSX, la couche X11 est toujours requise mais Apple ne la fournit plus depuis deux versions de son système. La solution, préconisée par les concepteurs d'Inkscape, est de recourir à une version alternative de X11 pour Mac appelée XQuartz : cela fonctionne bien mais le temps de chargement est particulièrement long.
  • Affichage sur Notebook : la résolution minimum est 1024x768. Un contournement possible est de passer dans une résolution supérieure avec un scrolling et d'utiliser l'astuce sur les barres d'outils décrite ci-dessous. Cette remarque est valable aussi bien sous Windows que Linux.
Environnement du logiciel
Distributions dans lesquelles ce logiciel est intégré

Mandriva 2006, 2007, 2008

Plates-formes
  • Archive Tar des sources, autopackage et dépôts pour Linux
  • Paquet Mac OS X Tiger et Leopard, Fedora 12 et +
  • Windows : Inkscape peut être facilement exécuté en ligne de commande comme «inkscape» et comprend des chemins relatifs. Il y a aussi des corrections de bugs pour améliorer la stabilité et la compatibilité Unicode
Logiciels connexes
Autres logiciels aux fonctionnalités équivalentes
  • GIMP : édition d'images numériques
  • XARA (produit gratuit, licence GPL, uniquement sous Linux) : logiciel d'édition vectorielle en deux dimensions http://www.xaraxtreme.org/
  • QCAD (produit commercial, licence propriétaire)
  • xfig : dessin de diagrammes
  • Adobe Illustrator (produit commercial, licence propriétaire)
Environnement de développement
Type de structure associée au développement

Communauté bénévole

Eléments de pérennité

Inkscape fonctionne sur des formats complètement ouverts assurant la pérennité des documents et il est soutenu par des communautés actives anglophone et francophone. Un ouvrage électronique : http://tavmjong.free.fr/INKSCAPE/MANUAL/html_fr/

Environnement utilisateur
Liste de diffusion ou de discussion, support et forums
Documentation utilisateur
Divers (astuces, actualités, sécurité)
  • Bien que l'export en PNG soit possible, il est fortement déconseillé de transformer un dessin vectoriel (donc re-dimensionnable sans perte de qualité) en un format bitmap, qui pixelise s'il est agrandi. Il vaut mieux utiliser des formats vectoriels alternatifs, comme le Postscript (PS) ou le PDF.
  • "JessyInk" est une extension pour Inkscape qui permet de créer une présentation (du style Impress, PDF ou Powerpoint). Il est donc nécessaire de connaître un minimum Inkscape et d’avoir la notion de calque avant de réaliser son exposé (chaque calque de votre fichier est considéré comme une diapositive, http://www.framasoft.net/article4959.html).
  • L'interface place par défaut les barres d'outils de façon verticale. Malheureusement, tous les outils n'apparaissent pas (il n'y a pas assez de place), il faut passer par un bouton qui affiche les icônes manquantes, ce qui est une peu déstabilisant. Même pour des écrans plus grands (résolution 1366x768), tout ne s'affiche pas. Heureusement, il est possible de revenir à la disposition précédente, en allant dans les options d'affichage et en choisissant "Personnalisé".